Visa 60 jours Thaïlande — ce qui change en 2026

Fin du visa 60 jours en Thaïlande : ce qui change vraiment pour vous en 2026

Fin du visa 60 jours Thaïlande : ni catastrophe ni bonne nouvelle

Depuis quelques jours, l’information tourne en boucle sur les réseaux : la Thaïlande a décidé de revenir à 30 jours d’exemption de visa, contre 60 jours depuis juillet 2024. Beaucoup de francophones m’ont contacté, inquiets, se demandant si leur projet de voyage ou d’installation était compromis. Je vais être direct, comme toujours : ce retour à 30 jours n’est ni une catastrophe ni une excellente nouvelle. C’est un ajustement. Un point, c’est tout.

Je vis en Thaïlande à plein temps depuis 1988. J’ai vu passer bien des changements de règles, des annonces alarmistes, des réformes qui faisaient peur sur le papier et qui, dans les faits, ne changeaient pas grand-chose pour la majorité des gens. Celui-ci ne fait pas exception. Mais il faut quand même comprendre ce qui change concrètement — et agir en conséquence.


Pourquoi la Thaïlande fait marche arrière

Depuis juillet 2024, la Thaïlande accordait 60 jours d’exemption de visa aux Belges, aux Français, aux Suisses, aux Canadiens et à de nombreuses autres nationalités. C’était généreux — peut-être trop. Cette durée a malheureusement été abusée : travail illégal, séjours prolongés sans visa adapté, activités grises dans les zones touristiques. Le gouvernement en a tiré les conclusions et a voté le retour à 30 jours.

Est-ce que cela impacte la grande majorité des touristes ? Non. La très grande majorité des visiteurs reste largement en dessous des 30 jours. Les chiffres montrent que moins de 1,5 % des touristes sont réellement concernés par ce changement. C’est quasi rien.


Quand est-ce que ça entre en vigueur ?

C’est la question que tout le monde me pose. La décision a été prise en mai 2026, mais attention : une décision gouvernementale ne signifie pas une application immédiate. En Thaïlande, toute nouvelle règle doit être publiée dans la Gazette Royale, et c’est seulement 15 jours après cette publication que la loi entre réellement en vigueur.

Entre la décision et l’application effective, comptez entre 2 et 6 semaines. Si vous avez un voyage prévu dans les prochains mois, préparez-vous comme si c’était déjà en vigueur. Ne pariez pas sur les délais.


Ce qui change concrètement pour vous

Le TDAC — Thailand Digital Arrival Card : obligatoire

Depuis quelques mois, la Thaïlande a mis en place le TDAC (Thailand Digital Arrival Card). C’est obligatoire pour entrer en Thaïlande et doit être rempli avant votre arrivée — au maximum 3 jours avant. Sans ce formulaire, la compagnie aérienne peut vous refuser l’embarquement. Ne le négligez pas.

Le TDAC se remplit en quelques minutes sur le site officiel : taivisa.go.th. Prenez l’habitude de le faire dès que vous avez votre billet d’avion en main.

Les fonds minimum requis : l’immigration surveille à nouveau

Ce point existait depuis longtemps dans les textes mais n’était plus vraiment appliqué. Les agents de l’immigration recommencent à le vérifier : vous devez pouvoir justifier de 20 000 bahts par personne ou 40 000 bahts par famille. Mon conseil : ayez du liquide plutôt qu’un relevé bancaire. Un relevé reste soumis à l’appréciation de l’agent. Du cash, c’est du cash.


Votre situation concrète : 5 profils, 5 réponses

Profil 1 — Le touriste classique (séjour inférieur à 30 jours)

Pour vous, rien ne change. Vous arrivez, l’immigration tamponne 30 jours, vous profitez du pays, vous rentrez. La seule nouveauté : n’oubliez pas de remplir le TDAC avant votre départ.

Profil 2 — Le séjour entre 30 et 60 jours

Deux solutions s’offrent à vous :

  • Extension sur place : 2 à 3 jours avant la fin de vos 30 jours, rendez-vous au bureau de l’immigration de votre province. Vous demandez une extension de 30 jours. Coût : 1 900 bahts (environ 50 €). Résultat : 30 + 30 = 60 jours, sans quitter le pays.
  • Visa touristique avant le départ : Avant de partir de chez vous, demandez un visa touristique via le système iVisa thaïlandais. Ce visa vous donne 60 jours à l’entrée, plus une extension possible de 30 jours sur place — soit jusqu’à 90 jours en Thaïlande.

Attention au calcul : ne confondez pas 60 jours et 2 mois. Si vous entrez le 1er juillet, 60 jours vous mènent au 29 août — pas au 1er septembre. Un jour de dépassement, c’est une amende. Mieux vaut l’éviter.

Profil 3 — Les snowbirds (3 à 6 mois par an)

Les snowbirds — ces hivernants qui fuient le froid européen pour passer novembre à avril en Thaïlande — ont une solution parfaitement adaptée : le METV (Multiple Entry Tourist Visa), le visa touristique à entrées multiples.

Voici comment ça fonctionne : vous demandez le METV depuis votre pays avant de partir. À l’arrivée en Thaïlande, 60 jours vous sont accordés. Extension de 30 jours possible sur place = 90 jours. À la fin de ces 90 jours, une petite sortie de 2-3 jours dans un pays voisin (Vietnam, Singapour, Laos…) et vous revenez en Thaïlande : le METV se réactive, vous obtenez à nouveau 60 jours + 30 jours d’extension. Deux fois 90 jours, soit 180 jours — votre hiver européen est largement passé.

Profil 4 — Celui qui explore avant de s’installer

C’est la majorité de nos clients : vous voulez passer 2 ou 3 mois en Thaïlande pour voir si le pays vous convient avant de décider de vous y installer. Avant, avec 60 jours d’exemption, vous pouviez arriver sans rien prévoir. Maintenant, il faut anticiper.

La solution reste simple : le METV, qui vous permet d’essayer pendant 6 mois si vous le souhaitez. Mais il doit être demandé depuis votre pays d’origine, avant de partir. Ce point est essentiel. La spontanéité pour les longs séjours, c’est terminé. Un minimum de préparation s’impose. Ce n’est pas compliqué — mais ça doit se prévoir.

Profil 5 — Le futur expatrié (installation long terme)

C’est mon terrain de spécialité. Si votre projet, c’est de vivre durablement en Thaïlande, les exemptions de visa ne sont tout simplement pas le bon outil. Ce n’est pas fait pour ça, et l’immigration le sait. Vous avez besoin d’un visa adapté à votre situation :

  • Visa retraite (Non-OA ou Non-OX) — si vous avez l’âge et les ressources
  • Visa famille (Non-O) — si vous avez un conjoint ou une conjointe thaïlandaise
  • DTV (Destination Thailand Visa) — pour les nomades numériques

À partir du moment où vous avez un visa long terme, tout le reste suit naturellement : compte en banque officiel, adresse fixe, rapport aux 90 jours, permis de conduire local… C’est un écosystème cohérent. Les exemptions de visa, elles, ne mènent nulle part à long terme.


4 pièges à éviter absolument

Piège 1 — Les frontières terrestres

Pour l’exemption de visa standard, vous êtes limité à deux passages par frontière terrestre par année civile (du 1er janvier au 31 décembre). Au-delà, vous perdez le droit automatique. Tenez un comptage précis de vos entrées et sorties.

Piège 2 — L’agent a toujours le dernier mot

En Thaïlande, la règle écrite et la réalité au guichet sont deux choses différentes. Un officier de l’immigration a tout pouvoir pour vous accepter ou vous refuser, même si vous êtes dans les clous sur le papier. Présentez-vous toujours de façon impeccable, avec tous vos documents en ordre. Vous êtes ici chez eux — n’oubliez jamais ça.

Piège 3 — Attendre le dernier jour pour l’extension

N’attendez jamais la veille de l’expiration pour demander une extension. Si quoi que ce soit arrive ce jour-là — fermeture imprévue, jour férié bouddhiste, problème de transport — vous êtes en situation illégale. Allez à l’immigration au moins 2 à 3 jours avant la fin de votre autorisation de séjour. Et faites attention aux jours fériés thaïlandais, qui n’ont rien à voir avec le calendrier européen.

Piège 4 — Croire que ça va être annulé

Quand le gouvernement thaïlandais décide quelque chose sur les visas, ça s’applique. Organisez-vous maintenant. Ce n’est pas encore en vigueur au moment où j’écris ces lignes, mais ça le deviendra dans peu de temps. Mieux vaut prendre de l’avance que de se retrouver à devoir improviser en dernière minute.


Ce que je retiens de tout ça

La fin du visa 60 jours en Thaïlande ne remet pas en question l’attractivité du pays. Pour la majorité des voyageurs, ça ne change strictement rien. Pour ceux qui restent plus longtemps, des solutions existent — et elles existaient déjà avant juillet 2024, époque à laquelle tout le monde s’en sortait très bien.

Ce qui change, c’est la nécessité d’anticiper un peu plus. La spontanéité pour les longs séjours est terminée. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle en soi : cela pousse à mieux se préparer, ce qui est toujours une bonne chose quand on s’installe dans un autre pays.

Si votre situation est particulière — si vous prévoyez un séjour long, une retraite, une installation avec votre famille — ne laissez pas traîner. Chaque profil a sa solution, et la bonne solution dépend de votre cas précis. C’est exactement ce genre de question que nous traitons chez JMJ Assist, depuis de nombreuses années.


Votre situation mérite une réponse personnalisée

Décrivez-nous votre projet en quelques mots — âge, nationalité, durée de séjour envisagée — et nous vous répondons personnellement, en français, depuis Jomtien.

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